Les 21 et 22 novembre 2026, la Cité internationale de la langue française accueille la 2e édition du Festival International de Théâtre Amateur Francophone. Six spectacles, des rencontres et deux prix dans l’auditorium du château de Villers-Cotterêts.
Un rendez-vous francophone de théâtre amateur sur deux jours
Le Festival International de Théâtre Amateur Francophone 2026 se tient le samedi 21 et le dimanche 22 novembre 2026 à la Cité internationale de la langue française, installée au château de Villers-Cotterêts, dans l’Aisne. Les spectacles, les rencontres et les remises de prix ont lieu dans l’auditorium.
Le format est simple et lisible : six troupes, six spectacles, trois représentations par jour à 11h, 14h30 et 17h. Le public visé est large, puisque l’événement est annoncé en tout public. C’est un point important : on n’est pas dans une manifestation réservée aux seuls praticiens du théâtre amateur, mais dans un festival pensé aussi pour les spectateurs curieux de découvrir des écritures, des accents et des équipes venues de plusieurs espaces de la francophonie.
Le festival est organisé en partenariat avec Axothéa, la Fédération départementale de théâtre amateur de l’Aisne et la FNCTA. La Cité internationale de la langue française précise qu’il s’agit de la deuxième édition, après un premier succès en 2025. Ce détail compte : il indique que le rendez-vous s’installe, qu’il a trouvé son public et qu’il affirme déjà une ligne claire, celle d’un théâtre amateur francophone ouvert, représentatif de plusieurs territoires et de plusieurs écritures.
Pour vérifier les informations pratiques à l’approche de l’événement, le plus sûr reste la page officielle de la Cité internationale de la langue française, notamment si des modalités d’accès ou de réservation évoluent.
Le programme complet des spectacles
L’édition 2026 réunit six propositions, réparties sur deux journées. Chaque créneau permet d’entrer dans un univers différent, avec des compagnies venues de France, du Québec, du Luxembourg, de Suisse, de Belgique et du Sénégal. Cette diversité géographique donne au festival sa couleur propre : une même langue de théâtre, mais des rythmes, des sensibilités et des contextes variés.
Samedi 21 novembre 2026
- 11h : Les toilettes de l’entreprise de Tristan Choisel, par la Compagnie Les Tricoteuses (Hem, France)
- 14h30 : À la bonne heure du bonheur de Serge Baril, par le Théâtre des Poêles à Bois (Shawinigan, Québec, Canada)
- 17h : Les grandes marées d’Alex Lorette, par le Studio Théâtre du Luxembourg (Luxembourg)
Dimanche 22 novembre 2026
- 11h : État sauvage de Stéphane Jaubertie, par la Compagnie T à Part (Genève / Fillingues, franco-suisse)
- 14h30 : Après nous de Dominique Bréda, par La Très Ordinaire Compagnie (Charleroi, Belgique)
- 17h : Par amour de Pape Mbodj Ndao, par la Compagnie Kaddu Askanwi (Guinaw Rails, Sénégal)
Le programme permet de circuler entre plusieurs écritures contemporaines et plusieurs manières de porter le texte sur scène. Pour des amateurs, c’est aussi une occasion rare de voir, dans un temps resserré, comment d’autres troupes travaillent la langue, le rythme collectif, l’adresse au public ou l’économie scénique. Même sans connaître les pièces à l’avance, on peut préparer son regard de spectateur : observer le rapport au plateau, la précision des entrées, la gestion des changements de ton, l’écoute entre partenaires, la manière dont l’espace est habité dans un auditorium.
Rencontres, prix et temps forts du dimanche
Le festival ne s’arrête pas aux représentations. Le dimanche 22 novembre, deux temps de clôture prolongent l’expérience.
- 18h : rencontre avec les équipes artistiques
- 19h : remise du Prix du public et du Coup de cœur des jeunes
La rencontre de 18h est sans doute l’un des moments les plus utiles pour les troupes, les enseignants, les animateurs d’atelier et les spectateurs engagés. C’est là que le festival peut devenir autre chose qu’une succession de spectacles : un lieu d’échange sur les choix de mise en scène, la direction d’acteurs, l’adaptation aux réalités du théâtre amateur, la circulation des textes francophones et la façon de faire vivre un projet collectif dans des contextes très différents.
Le Prix du public rappelle que le regard des spectateurs fait pleinement partie du festival. Le Coup de cœur des jeunes, lui, attire l’attention sur la réception par un public plus jeune, ce qui peut être précieux pour penser la lisibilité d’une proposition, son énergie, son impact direct et sa capacité à embarquer au-delà du cercle des initiés.
Si vous venez en troupe ou avec un groupe d’atelier, il peut être très intéressant de prévoir un court débrief entre deux spectacles ou en fin de journée. Trois questions suffisent pour lancer un échange vraiment utile : qu’est-ce qui a retenu l’attention dès les premières minutes, comment la troupe a-t-elle tenu le rythme de bout en bout, et quel choix de jeu ou de mise en scène pourriez-vous tester à votre prochaine répétition ?
Tarifs, rythme des journées et conseils pour assister au festival
Les tarifs annoncés sont les suivants : 5 € le spectacle au choix et 15 € le pass 6 spectacles. Pour un festival de cette densité, le pass peut intéresser les spectateurs qui souhaitent embrasser l’ensemble de la programmation et suivre le fil des échanges jusqu’aux prix du dimanche soir. Comme toujours, mieux vaut vérifier à l’approche de la date si les conditions de réservation, de placement ou d’accès ont évolué.
Le découpage horaire permet plusieurs façons de vivre l’événement :
- venir pour un seul spectacle et découvrir une troupe précise ;
- suivre une journée complète pour comparer les formes et les écritures ;
- faire le festival entier pour profiter de la logique d’ensemble, jusqu’à la rencontre et à la remise des prix.
Si vous assistez à plusieurs représentations dans la même journée, ménagez un vrai temps de disponibilité entre les séances. En festival, on a vite fait d’empiler les impressions. Pour garder une mémoire claire des spectacles, notez juste après chaque représentation quelques éléments concrets : une image scénique, un moment d’ensemble, un changement de rythme, un rapport singulier au texte. Ce type de prise de notes est très utile ensuite, que vous soyez spectateur assidu, professeur, metteur en scène ou comédien.
Pour les groupes, une méthode simple fonctionne bien : désigner avant chaque spectacle un angle d’observation différent. Par exemple, une personne regarde surtout l’occupation de l’espace, une autre le travail vocal, une autre encore la qualité des transitions. Au retour, les échanges sont plus précis et plus fertiles qu’un simple « j’ai aimé » ou « j’ai moins aimé ».
Pourquoi ce festival compte pour les troupes et les praticiens
Ce festival a un intérêt évident pour le public, mais il a aussi une vraie portée pour le monde du théâtre amateur. D’abord parce qu’il met en lumière des troupes venues d’horizons différents dans un cadre symboliquement fort : la Cité internationale de la langue française. Ensuite parce qu’il rappelle que le théâtre amateur francophone ne se réduit ni à un territoire unique ni à une esthétique uniforme.
Voir se côtoyer des équipes de Hem, Shawinigan, Luxembourg, Genève/Fillingues, Charleroi et Guinaw Rails permet de mesurer ce que la francophonie produit sur un plateau : non pas une langue figée, mais des usages vivants, des musiques différentes, des rapports variés au récit, au collectif et au jeu. Pour une troupe française, par exemple, cela peut ouvrir des pistes très concrètes : entendre autrement la diction, repenser l’adresse, observer la place du chœur, du silence, de l’humour ou de la frontalité.
Pour un enseignant ou un animateur d’atelier, le festival peut aussi servir de matière pédagogique. Sans reproduire un spectacle vu, on peut repartir avec des exercices nés de l’observation. Après une représentation, essayez en répétition :
- de refaire une entrée de groupe avec une consigne de précision rythmique ;
- de retravailler une scène en changeant uniquement l’adresse au public ;
- de tester plusieurs vitesses de réplique pour sentir ce que le tempo change dans la situation ;
- de demander aux comédiens de résumer en une phrase l’enjeu de chaque scène, pour vérifier sa lisibilité.
Ce sont des outils simples, mais très efficaces pour transformer une sortie au festival en vrai matériau de travail. Le théâtre amateur grandit souvent ainsi : par circulation des pratiques, par comparaison attentive, par curiosité concrète.
Ce qu’on peut retenir de cette deuxième édition
La deuxième édition du Festival International de Théâtre Amateur Francophone confirme plusieurs choses. D’abord, qu’un festival de théâtre amateur peut être à la fois accessible, exigeant et clairement identifié. Ensuite, que la francophonie théâtrale trouve ici un terrain d’expression cohérent : six spectacles, six équipes, un lieu unique, un public large, un temps d’échange et une reconnaissance finale par les prix.
On peut aussi retenir la lisibilité du dispositif. Le public sait où il va : un week-end, un auditorium, trois horaires fixes par jour, des tarifs modestes, une programmation annoncée avec précision. Cette clarté est précieuse. Elle facilite l’accueil des spectateurs occasionnels comme celui des praticiens plus familiers des festivals.
Enfin, l’événement rappelle quelque chose d’essentiel pour le théâtre amateur : la qualité d’un festival ne tient pas seulement à la compétition ou aux distinctions, mais à la rencontre des pratiques. Regarder travailler d’autres troupes, écouter leurs équipes, sentir ce qui change d’un pays à l’autre tout en restant dans un espace francophone commun, c’est souvent là que se joue l’élan le plus durable.
Pour celles et ceux qui suivent l’actualité théâtrale, qui animent un atelier, qui jouent en troupe ou qui aiment simplement découvrir des spectacles dans un cadre net et accueillant, ce rendez-vous de novembre 2026 à Villers-Cotterêts mérite une place à l’agenda. Et pour les comédiens comme pour les metteurs en scène, il y a une bonne habitude à prendre : venir en spectateur actif, l’œil ouvert, le carnet discret, et repartir avec une envie neuve de répétition.
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