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(Un salon élégant. Au fond, une porte donnant sur un vestibule : à gauche, premier plan, une fenêtre ; — à droite, second plan, une cheminée, surmontée d'une glace ; — à gauche, second plan, une porte. — Au milieu de la scène, une table servie ; — fauteuil, chaises, etc. Au lever du rideau, Hector, en manches de chemise et en tablier blanc, achève de mettre le couvert sur la table.)
Hector(seul.) Là ! Allons ! pour un début ! Ça n'est pas mal. Ah ! je suis sûr que si quelqu'un me voyait avec mon tablier et mes côtelettes, il croirait tout de suite que je suis... Eh bien ! pas du tout !... Je suis avocat !... Parole d'honneur !... Ce n'est pas ma faute... Ah ! grands dieux ! Non. C'est maman qui l'a voulu. Un jour, chez ma nourrice, j'avais huit mois... je m'en souviendrai toujours ! Maman, après m'avoir bien examiné de la tête aux pieds, s'est écriée. Il sera avocat ! Et je suis avocat... voilà ! C'est comme cela aussi que je me suis marié. Ce n'est pas de ma faute ! Ah ! grands dieux ! Non... C'est encore maman qui l'a voulu... Elle m'a dit : "Voilà la femme qu'il te faut !" — Alors moi j'ai dit oui. Je ne m'en plains pas... Ma femme est jolie au possible !... mais elle est jalouse !... Jalouse à un tel point, qu'hier matin, elle m'a fait une scène épouvantable parce que je regardais Rose, notre domestique, en lui donnant des ordres... aussi le soir, comme j'avais besoin de mes pantoufles, cette fois je me tourne du côté de ma femme et je dis à Rose, qui était de l'autre côté : "Allez me chercher mes pantoufles ! ! !" Comme cela ma femme ne pourra pas dire que je regardais Rose ! Eh bien ! elle a été furieuse ! Elle a dit que je lui donnais des ordres devant ses domestiques, et, elle s'en est allée coucher chez sa mère après avoir mis Rose à la porte. Si bien que, depuis hier soir, je suis seul au domicile conjugal... Seul, mais surveillé par madame Potin, la locataire du dessous, qui ne manquera pas de rapporter à ma femme si je suis sorti, quelles visites j'aurais reçues, et patati et patata... (Parlant au plancher.) Oui, mais vous enragez !... N'est-ce pas, madame Potin ? Je n'ai reçu personne et je ne suis pas sorti. (Allant à la table.) Et je vais déjeuner... déjeuner sans ma femme. Ma foi tant pis !... Je l'aime, je l'adore ! Je me ferais tuer pour elle... Mais je ne veux pas mourir de faim... Mourir de faim, ça ne se comprend que lorsqu'on a bien dîné. (On sonne ) Tiens ! on a sonné ! Qui cela peut-il être ? Je n'attends personne. (Nouveau coup de sonnette.) Oh ! C'est ma femme ! je reconnais le coup de sonnette. (Plusieurs coups de sonnette.) Voilà ! Voilà ! (Il sort.)
Hector(prenant un code.) Eh ! bien, très volontiers, madame !... Voyons ! Est-ce que votre mari vous trompe ?... avez-vous des lettres, quelque chose qui puisse constituer un dossier contre lui ?
Emma Contre lui ?... Un dossier ? Ah, ça ! Que pensez-vous donc !
Hector Mais, madame, je pense... Je pense que vous voulez plaider en séparation... Et que, comme avocat...
Emma Moi, plaider ! Mais Je ne vous ai jamais parlé de cela... J'aime mon mari, moi, monsieur !...
Hector Ah ! Tant mieux ! Mais alors... qu'est ce que vous voulez ?... et de quoi vous plaignez-vous ?
Emma Mais je me plains de ce que mon mari est jaloux.
Hector Eh ! bien, ce n'est pas de ma faute, à moi ! (A part.) Pourquoi vient-elle me raconter tout cela ?
Emma(se levant, et d'un ton indigné.) Mais, monsieur, il n'a pas de raison pour l'être, entendez-vous bien ? Il n'a pas de raison ! car, vous avez beau dire, je n'ai pas ça à me reprocher !
Hector Mais, madame, je vous ferai remarquer que je n'ai rien dit du tout. (A part.) Oh ! mais elle me donne chaud, ma parole d'honneur !
Emma(avec, une émotion comique et allant à la fenêtre, dramatiquement.) M'accuser, moi ! m'accuser de le tromper ! me faire des scènes ! me dire que je ne l'aime pas, l'ingrat ! Hector () à part, allant à la table. : Ah çà ! elle ne va pas s'en aller ! Je crève de faim !
Emma(avec résolution, venant à lui de manière à laisser la table entre eux deux.) Monsieur, je suis venue chez vous, parce que vous êtes mon voisin, que vous demeurez en face de moi.
Hector Bien honoré, madame. (A part.) . Est-ce qu'elle va faire ainsi des tournées dans tout le voisinage ?
Emma(s'asseyant sur la chaise près de la fenêtre.) Et maintenant, monsieur, vous allez me faire la cour !...
Hector(à part.) Hein ?... que je ... ? mais, elle est folle ! (Haut.) Quoi ! vous voulez que... ?
Emma(gracieusement, se levant et descendant à lui.) Je vous en prie, monsieur... mais, d'abord, je ne veux pas que vous ignoriez quels sont mes sentiments à votre égard.
Hector(saluant avec un peu de fatuité.) Oh ! madame ! (A part.) C'est une femme romanesque ! une Juliette à la recherche d'un Roméo !
Emma(gracieusement, et un peu gênée.) Monsieur ! vous êtes laid...
Emma(plus gracieusement encore.) Ne m'interrompez pas !... Vous êtes laid, commun, vous avez l'air un peu bête, vous commencez à prendre du ventre, vous ne me plaisez pas du tout, pas du tout, pas du tout.
Hector(ahuri.) Mon Dieu ! madame... vous... vous êtes bien aimable... oui ! je... (A part.) Oh ! je la trouve un peu crue dans ses compliments.
Emma Ah ! que voulez-vous ! je suis impressionniste ! D'ailleurs, vous savez, ce que j'en fais, c'est pour que vous n'alliez pas vous imaginer que vous me plaisez.
Emma(d'un ton décidé.) Mais, maintenant que vous voilà convaincu, maintenant que vous savez à quoi vous en tenir, eh bien ! nous pouvons commencer, faites-moi la cour ! (Elle va se replacer sur sa chaise.)
Hector Ah, çà ! Voyons, madame ! Ce n'est pas sérieux ! Avouez que c'est une gageure.
Hector(furieux.) Oh ! J'enrage (Il remonte au-dessus de la table.)
Emma(passant à droite.) Voyons, monsieur, ce que je vous demande est pourtant bien simple !... Vous ne comprenez donc pas que je veux donner une leçon à mon mari, que je veux me venger de ses scènes éternelles, de ses accusations de tout instant et que je viens vous prier de m'y aider... Comprenez-vous, enfin ?
Hector(au-dessus de la table.) Moi, si je... rien du tout. (Il prend une croûte de pain qu'il dévore à la dérobée.)
Emma(à part.) Oh ! les hommes ! bêtes ou jaloux ! (Haut.) Eh bien ! Ca ne fait rien ! Nous allons commencer... Venez près de la fenêtre. (Elle va ouvrir la fenêtre.)
Hector(se sauvant à l'extrême droite.) Hein ? mais que faites-vous, madame !
Emma Eh bien ! Faites du feu !... Le vôtre est éteint.
Hector Il est éteint d'hier soir, mais à quoi bon le rallumer, si la fenêtre est ouverte... ! Il y a cinq degrés au-dessus de zéro... Mais fermez donc, madame, mais fermez, donc ! (A part.) Oh ! décidément, c'est une folle !
Emma(désignant la maison en face) Fermer ! mais comment voulez-vous qu'Alcibiade nous voie, alors ?
Emma(venant à lui, avec hauteur.) Vous oubliez que vous parlez à sa femme !
Hector(ahuri.) Hein ? Quoi, la femme à qui... Ah ! oui, à son mari... A Alcibiade, j'y suis. Fermez la fenêtre ! Emma () à part. : Il est fou, ma parole d'honneur ! (Elle retourne à la fenêtre.)
Hector(à part.) Elle est tout à fait toquée ! (D'une voix forte.) Madame, si vous persistez à laisser cette fenêtre ouverte, je vous préviens que... que je vais m'enrhumer.
Emma Bon ! Je vous donnerai des mouchoirs. Allons, venez ! (Elle le tire par la manche et l'entraîne vers la fenêtre.) Hector () à part. : Oh ! j'enrage. (Haut.) Au moins, laissez-moi mettre quelque chose sur mes épaules.
Emma Tenez ! mon manteau, il est en fourrure. (Elle lui met son manteau sur les épaules.) Là, et maintenant commençons vite, je vous prie... (Elle s'assied.)
Hector(tombant assis.) Mais, sapristi ! à quelle heure déjeunerai-je ? (Il reprend une croûte de pain.)
Emma(se levant.) Comment, monsieur ! Vous n'avez pas déjeuné ? Oh ! Que ne le disiez-vous ? Je suis vraiment désespérée ! (Passant devant la table.) Eh ! Sotte que je suis, j'aurais dû m'en douter en voyant cette table... Oh ! que d'excuses à vous faire !... Allons vite, monsieur, à table et déjeunons ! (Elle s'installe.)
Hector(stupéfait, à part.) Comment, déjeunons ! Mais je ne l'ai pas fait invitée. (Haut, se levant.) Pardonnez-moi, madame, mais...
Emma Mais que me disiez-vous donc, que vous étiez avocat ?
Hector Oui, avocat par profession ! Et femme de chambre par intérim : ma femme a chassé sa domestique.
Emma Tiens ! C'est comme moi : j'ai renvoyé ma femme de chambre !... Eh ! bien, puisque c'est vous qui êtes à votre service, allez me chercher un couvert.
Emma(seule, se levant et retournant à la fenêtre.) Ah ! Monsieur mon mari, vous vous permettez d'être jaloux ! Ah ! Vous accusez votre petite femme quand elle est bien honnête ! Ah ! Vous prétendez que l'on vous trompe ! Eh bien, puisque c'est comme cela, je veux que vous en soyez. persuadé, et vous en crèverez de jalousie, et ce sera bien fait ! Et ce sera bien fait ! Et ce sera bien fait ! (Elle frappe du pied.)
Emma Mais oui ! A porter cette table près de la fenêtre.
Hector(se révoltant et prenant la table par l'autre bout.) Ah ! non, par exemple ! Ah ! non ! j'en ai assez à la fin ! (Jeu de scènes d'allées et venues avec la table.)
Hector Oui, je refuse... Ça n'a pas le sens commun : on n'a jamais vu déjeuner à sa fenêtre en plein mois de février... C'est fou !... c'est énor... c'est énor... c'est énormément fou (Il éternue,) Allons ! crac ! ça y est, je suis enrhumé !
Emma Que Dieu vous bénisse ! Hector () à part. : Que le diable l'emporte !
Emma Monsieur, je vous ferai remarquer que, si vous aviez consenti à faire ce que je vous demandais, il y a longtemps que tout serait terminé.
Hector(très enrhumé.) Badabe, je bous ferai rebarquer, boi aussi, que... que... (Il éternue plusieurs fois.) Allons, je suis tout à fait pris ! (Il met sa serviette sur sa tête et la noue à son cou comme un fichu.)
Emma Dans tous les cas, je vous préviens que, si vous ne faites pas ce que je vous demande, j'irai dire à votre femme que vous m'avez fait la cour, là !
Hector Hein ! Vous iriez... ? Non, vous ne ferez pas ça ! C'est impossible... Ce serait infâme (A part.) Oh ! les femmes, mon Dieu ! les femmes ! (Il éternue.)
Emma Oh ! ce sera un duel à mort, je ne l'ignore pas ! Il me l'a dit souvent. Il se battra, comme on se bat dans notre pays... au vilebrequin... Elle fait le geste de tourner un vilebrequin.
Hector Mais, madame, je n'ai jamais été menuisier, moi ! (Il remonte et redescend.)
Emma(toujours avec dégoût, passant à droite.) Oh ! ces hommes de France !
Hector Non ! Tenez, madame, j'aurai autre chose à vous proposer. Croyez-moi, plaidez en séparation, c'est bien plus simple et, voyez-vous, c'est moins dangereux.
Emma(remarchant sur lui, en le faisant reculer vers la fenêtre.) Plaider !... Mais, ce n'est pas une vengeance, cela ! Je vous répète que j'aime mon mari ! Ce que je veux, c'est me venger de lui ! Ce n'est pas m'en séparer.
Emma Ah ! Ciel ! Qu'ai-je vu ? Mon mari en tête-à-tête avec une femme !... Oh ! c'est affreux !... Ah ! le scélérat ! Ah ! le coquin ! Ah ! Le misérable ! Ah ! le... (A Hector.) Mon manteau ! Où est mon manteau ? (Elle tourne autour de la table en cherchant son manteau.)
Hector(la suivant en cherchant aussi) Son manteau ! Où est son manteau ?
Emma(apercevant son manteau sur les épaules d'Hector.) Mais vous ne voyez pas que vous avez mon manteau ?
Hector Tiens ! C'est vrai ! (Il lui rend son manteau, qu'elle met précipitamment ainsi que son chapeau.)
Emma Ah ! Je vais lui arracher les yeux ! Elle sort.
Hector(tombant assis sur un fauteuil.) Ouf !... Elle est partie enfin ! Oh ! Quelle femme, mon Dieu, quelle femme ! Je n'en puis plus... Oh ! mais si elle revient, elle pourra bien frapper, sonner, carillonner, je n'ouvre plus !... J'en ai assez, moi !... (Il éternue.) Elle m'a fait attraper un rhume épouvantable. Allons ! Je crois qu'on peut fermer la fenêtre, maintenant ! (Il se lève et va à la fenêtre.) Hein ! Que vois-je ? Non, ce n'est pas possible ! Mais cette robe ! Je la reconnais !... Je ne me trompe pas, c'est celle de ma femme, c'est sa robe grenat, sa fameuse robe grenat... Horreur ! Ce Brésilien est en tête à tête avec ma femme ! Oh ! C'est affreux, la misérable ! Et moi qui la croyais chez sa mère !... Oh ! Mais, tout cela ne se passera pas ainsi ! Je me vengerai, entendez-vous bien ? Je me battrai, s'il le faut... Je me battrai au vilebrequin ! Ça m'est égal, je m'exercerai pendant quinze jours, voilà tout... (Frappé d'une idée.) Mieux que cela ! Non. Je me vengerai, mais autrement... Oh ! si cette femme pouvait revenir ! (On sonne.) On a sonné, c'est elle !... Courons ouvrir ! (Il sort.)
Hector Comment ! Vous ne voulez pas mais je l'exige, moi, mais vous ne voyez donc pas qu'il faut que je me venge, que le lui fasse subir la peine du talion, dent pour dent ! Oeil pour œil ! Femme pour femme ! Vilebrequin pour vilebrequin !
Hector(marchant sur elle) Ah venez, madame, venez à la fenêtre, que je vous serre entre mes bras, que je vous couvre de baisers, que je vous fasse la cour ; enfin !
Emma(reculant, un peu effrayée.) Ah çà ! Vous êtes fou ! Mais qu'est-il donc arrivé ?
Hector(allant à la fenêtre) Quoi ! Vous ne voyez pas que ma femme me trompe, qu'elle est avec votre mari... avec votre Alcibiade ?
Emma Elle-même et, comme je n'étais pas là, c'est mon mari qui l'a reçue, voilà tout ! Etes-vous convaincu maintenant ?
Hector(s'asseyant près de la table.) Ah ! madame, quel poids vous m'ôtez !
Emma Et voilà comme vous devenez jaloux, vous autres hommes ! Comme cela, sans raison...
Hector(se levant.) Mais, madame, cette robe... A cette femme de chambre... Ah ! Mais, au fait, je me rappelle ! Mais oui, ma femme la lui avait donnée... (Retombant assis.) Oh ! madame, comme c'est bon ! C'est comme si l'on vous versait de la gelée de groseille sur le cœur... Et ma pauvre petite femme que je soupçonnais !... Oh ! comme je vais lui demander pardon !
Emma Et vous aurez raison, monsieur ! Tenez ! C'est ce qu'a fait mon mari !... Et j'ai pardonné...
Par la fenêtre est une courte pièce de Georges Feydeau où tout repose sur une mécanique de vaudeville d’une précision redoutable. En quelques échanges seulement, une situation banale bascule dans une cascade de malentendus, de quiproquos et de renversements permanents. Le texte s’appuie sur un ressort simple et très théâtral : deux époux jaloux, persuadés d’organiser une vengeance, se retrouvent pris au piège de leurs propres soupçons. La fenêtre, au cœur du dispositif, devient à la fois un point de vue, un lieu d’exposition et un instrument de manipulation.
La pièce exige un sens aigu du rythme, de la partition verbale et du contretemps. Chez Feydeau, la parole ne décrit pas seulement l’action : elle la provoque, la brouille, la relance. Hector et Emma avancent chacun avec une logique claire, mais cette logique se retourne sans cesse contre eux. Tout l’enjeu d’interprétation consiste à jouer l’excès avec une parfaite lisibilité, à faire entendre le sérieux absolu des personnages sans jamais perdre la légèreté de la situation. Il faut que l’on sente, derrière la drôlerie, la crédulité, l’orgueil blessé, la peur du ridicule et l’absurdité des conventions bourgeoises.
Pour les comédiens, la difficulté et le plaisir tiennent à la précision des intentions. Hector passe de la prudence à l’agacement, de la confusion à l’exaspération, puis à l’aveuglement jaloux, avec une sincérité presque touchante. Emma, elle, doit traverser plusieurs états très contrastés : l’assurance, la fausse ingénuité, la stratégie, l’emportement, puis l’apaisement calculé. Aucun de ces états ne doit sembler extérieur ou mécanique ; au contraire, plus les personnages croient maîtriser la situation, plus l’effet comique doit naître de leur sincérité même. Les pauses, les regards vers la fenêtre, les adresses au public ou à l’espace doivent être traités comme de véritables moteurs dramaturgiques.
Pour la mise en scène, cette pièce appelle un espace clair, presque géométrique, où chaque déplacement a un sens. La table, la fenêtre et la porte structurent l’action comme les trois pôles d’une partition physique. Il est essentiel de laisser respirer les enjeux de regard : voir et être vu, croire voir, mal voir. Toute la pièce repose sur cette circulation du regard, du soupçon et du mensonge. La précision des accessoires, des entrées et sorties, des gestes liés au service du repas ou au froid, contribue à la montée d’un désordre de plus en plus réjouissant. Par sa brièveté et son efficacité, Par la fenêtre offre aux interprètes un terrain idéal pour explorer l’art de Feydeau : un théâtre de la vitesse, de la mauvaise foi et de l’invention permanente, où le rire naît de la rigueur même du jeu.
Taille des rôles
2 personnages, 3 490 mots de répliques.
Durée de parole estimée à 140 mots par minute, hors silences et jeu.